Comme la mère son enfant ainsi
je te dévêts mais très lentement.
Tes bras à nu je les embrasse ton
buste dévoilé le révérant ; puis
tombent ta jupe et tes volants
à tes jambes adorées fidèles. Lors
tes cheveux je répands tu délivres
ta gorge m’ôtant boucles et bagues
pour une plus pure chair de tes fins
doigts me presse apprivoisés les yeux.
Gisante combattante muets et geignants
tour à tour à la messe des corps com-
muniée en l’hostie des langues et lèvres
© Jude Stéfan: extrait de Alme Diane, éditions Le Temps qu'il fait, 1986. Repris dans Rencontre avec Tristan Hordé, éditions Argol, mars 2005.