1. du quotidien
Matinée devenue la vie de femme
Grand dépoussi érage du logis
jusqu’au dernier détail de saleté
Chaussures alignées bas penderie
En l’impati ence de pieds futurs
Mais depuis
Gestes d’immobile
Glaciation plutôt que déjà défaire le
vide et pas de bruit
1. de la maladie
Très peu de gestes
et c’est fatigue
J’amenuise ma vie
aux dimensions d’un terrier
J’annule quasi ses dédales
Mais rien n’évite
les réquisitions du sommeil
et rejoindre ce lit je m’apitoie en peloton
3. de la maladie
J’ouvre le poing et la paume
a des traces que je prononce
(seul résidu d’un poème
composé pendant la peur)
((j’organise les fouilles futures
des archéologues de moi))
© Stéphane Bouquet: Un Monde existe, Champ Vallon, 2002.